Long Is The Way

Traveling Europe, Russia and Asia

Malaisie Borneo, mardi 5 août 2008

Bako National Park ou la vie sauvage

Dans la jungle de la longhouse, les animaux se méfient de l’homme… Il est quasiment impossible pour nous de les observer. A l’opposé, au parc national de Bako, à 1 heure de Kuching, les animaux vivent en toute sérénité et adorent jouer avec l’homme.

Bako est le plus ancien parc national de Sarawak. La vie sauvage et la forêt sont magnifiques.

Autour du centre d’information, les singes gris et les macaques font leur show. Grimper aux arbres, jouer ensemble, courir, crier et voler la nourriture des touristes sont leurs passe-temps favoris ! Il faut toujours être sur ses gardes si on veut garder son assiette ! Ce qu’ils préfèrent par dessus tout, ce sont les biscuts du petit-déjeuner ! Qu’ils dérobent alors qu’on est à peine réveillé et qu’ils dégustent en te regardant d’un sourire narquois !

Dès qu’on quitte le centre d’info, on se retrouve au milieu d’une magnifique forêt tropicale. Les arbres sont immenses, aussi grands qu’un immeuble de 8 étages. Les racines des arbres s’enlacent, se croisent et se décroisent sur plusieurs dizaines de mètres. Les couleurs sont vives et contrastées : roches noires, sable blanc, feuillage vert profond, papillons jaunes fluo, fleurs rouges…
La jungle prend toute sa dimension quand on est silencieux. Les cris des animaux, le bruits des arbres, le chant répétitif des oiseaux,  le frémissement des insectes…
Tous nos sens sont à l’affût. La vue, l’ouïe mais aussi l’odorat et le toucher !
La jungle a une odeur bien particulière. Une odeur de nature humide, chaude. Une odeur de fleurs et de bêtes sauvages (à moins que ce soit nous à force de transpirer comme jamais dans notre vie !).
Au travers des longs trecks qu’on a fait (on était vraiment en pleine forme malgré la chaleur et l’humidité étouffantes !), le toucher a été excité par toutes les matières : les racines usées, les roches poreuses, la terre humide et riche, le sable, les feuilles des arbres…

Nos sens étaient si développés qu’on repérait les lézards, les oiseaux, les fourmis, les singes… et même les serpents invisibles et inaudibles !
Et bien sûr, nous avons rencontré le singe Probiscis. Avec son gros nez tout flasque facilement reconnaissable, son espèce vit uniquement sur Borneo.

3 jours de jungle et de marche, ça vous change un homme ! Une expérience inoubliable.

posted by vero at 8:36  

Malaisie Borneo, vendredi 1 août 2008

Pic-nic in the Jungle

Après plusieurs heures de marche dans la fôret… petite clairère, douce rivière.
Les hommes de la jungle vont nous préparer un déjeuner de la jungle avec des ustensiles de la jungle !

Barbecue en bambou, cocotte en bambou, tasse et couverts en bambou, plats en feuilles de bananier…
Riz cuit à l’étouffée dans les feuilles de bananier fourrées dans des bambous, poisson et poulet au feu de bois, légumes à l’eau, thé et café chauffés dans les bambous.
Tout est entièrement naturel. C’est un vrai délice ! Le bambou donne un petit goût sucré aux aliments.
Un des meilleurs repas du voyage! Et sans doute, le plus original !

posted by vero at 8:22  

Malaisie Borneo, vendredi 1 août 2008

Welcome to the Jungle !

L’île de Bornéo est un paradis sauvage partagé entre la Malaisie (au nord), Brunei (petite enclave au milieu de la Malaisie) et l’Indonésie (au sud). Nous attérissons à Kuching, capitale de la région de Sarawak sur l’île.

La jungle est un territoire inconnu pour nous. Elle nous attire en même temps qu’on la craint. C’est pour ça qu’on se fera entourer des gens qui la connaissent, des gens qui la vivent pour s’immerger au coeur d’une des plus vieilles forêts du monde… La forêt de Bornéo a 100 millions d’années, même la période glacière n’a pas eu raison d’elle.

Nous allons dans une tribu appelée Iban. Cette communauté, au coeur de la jungle, le long d’un des bras de rivière, à 2 heures de bateau de la première « ville », vit encore au rythme des traditions indigènes de la région. Réunies sous un même toit, les 23 familles vivent en autosuffisance. Le monde extérieur a très peu d’impact sur eux. Ils vivent dans une « longhouse » : très longue maison où chaque famille a sa propre pièce (chambre + cuisine) donnant sur un long couloir (la pièce commune). Une vraie vie en communauté : 23 familles, 100 personnes qui vivent presque coupées du monde. Pêche, chasse, cueilleitte, construction en bois, élevage, artisanat sont les principales activités de la communauté.

Dès notre arrivée, on reconnait le chef de la tribu. Son corps est couvert de tatouage. Le « J » sur sa jambe représente sa puissance sexuelle, les autres tatouages montrent qu’il a été un puissant guerrier (oui, il y a quelques années, ils chassaient encore les têtes de leurs ennemis…). Impressionnant, il respire la sagesse et la quiétude de celui qui a vécu. Surtout quand il berce son petit-fils dans ses bras. Aujourd’hui, il est le plus ancien de la tribu. On ne connait pas son âge : pas d’acte de naissance dans la jungle. Il est l’un des derniers représentants d’une époque révolue, il est le dernier lien entre les traditions passées et les générations futures.

Aujourd’hui, la tribu a davantage de lien avec l’Etat. Tous les mois, elle rapporte l’état de la communauté (morts, naissances…), les enfants vont à l’école de la jungle, à une heure de bateau de leur territoire. Les enfants partent dès l’âge de 5 ans pour étudier. Ils rentrent tous les 15 jours chez leurs parents.
Avec les frais de scolarité et l’absence de « réels » revenus, on voit apparaître les mêmes comportements que dans les pays occidentaux : il y a de moins en moins de naissances dans la tribu, peu d’enfants reviennent vivre dans la tribu après des études…
C’est donc par l’influence extérieur et les revenus potentiels qu’ils se sont ouverts au tourisme. Une quinzaine de groupe comme le nôtre les visite chaque année.

Pour communiquer avec les gens, comme d’hab, on joue avec les enfants, on fait des grands sourires, des gestes ou on demande conseils à notre guide.

Lors de notre première nuit ici, à Lalang, on a pris notre temps pour découvrir leur artisanat, échanger quelques mots. Lou a même discuter avec le chef de la tribu… Enfin, on a admiré la plus belle nuit de notre vie. Des milliers, des millions d’étoiles dans une nuit absolue.

posted by vero at 8:05  

Singapour-Malaisie péninsulaire, lundi 21 juillet 2008

Kuala Lumpur, melting pot

Après 3 semaines en Chine, on commençait à s’habituer, à comprendre le pays… mais déjà, on vole vers une autre culture et de nouveaux repères à trouver. La malaisie nous attend !

La Malaisie est un pays relativement riche (10 000 $ de PIB par habitant) grâce à ses ressources naturelles : caoutchouc, bois de construction, huile de palme et… pétrole. La forêt et toutes ce ressources sont encore surexploitées même si des efforts sont faits pour préserver et réguler. Mais ça, on ne le voit pas au premier abord. A notre arrivée à Kuala Lumpur, la capitale, la première chose qu’on voit, c’est le mélange des cultures, des religions…

Effectivement, à peine sorti de l’aéroport, cette nouvelle culture nous saute aux yeux. Toutes les religions se cotoient, la liberté de culte nous semble omniprésente.
Mosquées, chants d’appel à la prière, femmes voilées ; cathédrale, crucifix ; temples hindous ; temples bouddhistes et taoistes et odeurs d’encens se mélangent. En fait, toutes ces religions reflètent la diversité de la population malaise et les grandes époques coloniales passées : malais, chinois, indiens, influence de l’Islam par les liens commerciaux avec l’Inde du Sud, influence des portuguais, hollandais et anglais pendant la période coliniale… Dans la ville, chaque quartier a son atmosphère, son odeur, son charme… Même si tout n’est pas toujours très beau ou très propre !

Le quartier malais, traditionnel, simple. Le quartier chinois, toujours animé, toujours en mouvement. Le quartier indien aux saveurs sucrées et épicées, rempli de 1000 étoffes de couleurs, de 1000 bijoux. Enfin, le quartier business de KL avec les immenses tours Petronas (du nom du groupe pétrolier du pays), où le film Haute Voltige a été tourné.

La ville se parcourt à pied. On mange dans la rue. Le soir, on évite les quelques cafards qui se promènent… La ville est attachante grâce à tous les sourires et l’accueil des gens ; elle est attirante pour sa diversité ; elle est facile d’accès puisque les gens parlent anglais… enfin, ils parlent le malglish : Malaisien English (héritage de la colonisation). C’est pas tout à fait l’anglais qu’on apprend à l’école… On comprend pas tout mais on a une base commune !

Voila, on va rester quelques jours à KL, faire une pause amicale à Singapour et… à nous la jungle de Bornéo !

posted by vero at 19:50  

Chine, vendredi 18 juillet 2008

Méditation chinoise

Finalement la France et la Chine ne sont pas si éloignées. Les proverbes chinois ont souvent un équivalent en français.

En voici quelques exemples. A vous de trouver les équivalences en français ! Attention, il n’y a pas toujours d’équivalent, mais soyez imaginatifs ! L’heureux gagnant aura le plaisir de recevoir une superbe carte postale.

« Comme grimper un arbre pour attraper un poisson »

« Des routes différentes atteignent toutes le même point »

« Un singe habillé d’un chapeau haut-de-forme »

« Une nouvelle bouteille remplie d’un vieux vin »

« Dormir dans le meme lit, mais avoir des rêves différents »

posted by vero at 7:53  

Chine, mercredi 16 juillet 2008

Shanghai, délicieux épilogue chinois…

Ville de gangsters et de mafia dans les années 1850… Point central des guerres de l’Opium où les british et les français voulaient importer l’opium indien en Chine… La Chine ayant perdu les 2 guerres s’est vu obligée d’autoriser son commerce (et de s’ouvrir au commerce international « classique » aussi !).  Concession française, concession anglaise… Shanghai, ville hyper moderne, puissance économique n°1 en Chine, est aujourd’hui bien loin de tout ça…

La ville conserve les marques de l’influence internationale. L’ancienne concession française est un mélange d’architecture Art Déco, de restaurants « à l’européenne »… On a même trouvé une boulangerie Paul ici… Je sais qu’on est en Chine mais on s’est quand même laché sur la baguette, le jambon-beurre et le thon-crudités !
Pour l’anecdote, le terme « concession française » n’existe pas sur les cartes chinoises. Mais, les français ne se trompent pas : c’est bien l’architecture Art déco !

Bref, ce quartier un petit bonheur de tranquillité. Assez chic (il suffit de voir les restos et les nanas dans la rue !) mais très sympa !

Pour la suite de Shanghai… C’est l’immersion dans la folie du shopping dans la fameuse rue Nanjing, la vue sur le nouveau quartier d’affaires (New Pudong) illuminé de 1000 feux, la rivière Huangpu couverte de bateaux commerciaux, de bateaux de croisière ou de bateaux publicitaires !

Enfin, Shanghai, la ville la plus chère qu’on ait traversée, mérite une halte… et la dégustation d’une bonne bière fraîche, histoire d’achever cette chaleur un peu trop chaude !

posted by vero at 11:23  

Chine, lundi 14 juillet 2008

Loulou chez le coiffeur !

AVANT

Salon de coiffure branché et design, néons roses, coupe de cheveux fashion pour les coiffeurs.

Lou s’installe, peinard…

1ère étape : Lavage-massage
Le coiffeur n°1 lui lave les cheveux. On sent que Lou se détend ! Un bon petit massage du cuir chevelu… Franchement, ça a l’air d’être le bonheur !

2ème étape : Rinçage-massage
Encore un petit massage sous l’eau tiède ! Coiffeur n°2 !

3ème étape : Coupe-massage !
Avant de sortir l’attiraille (ciseaux, peigne, tondeuse…), le coiffeur n°3 (le plus expérimenté, ca se voit !) va faire un massage du dos pendant au moins 10 min ! Il tapote, il appuie, il masse les épaules, le dos… Mais qu’est ce que j’aimerais, moi aussi, me faire masser ! Heu… couper les cheveux, pardon! Lapsus !
Maintenant que Lou est bien détendu… on peut commencer la coupe ! J’écris ce texte en temps réel, dans le salon de coiffure… « Heu, mais c’est beaucoup trop court, ça monsieur le coiffeur ! Va peut-être falloir s’arrêter ! Glups ! »

Au final, vous jugerez par vous-même… C’est pas si mal ! La coupe chinoise est plutôt sympa !

APRES

posted by vero at 11:13  

Chine, lundi 14 juillet 2008

Suzhou, la Venise de l’Est

Suzhou est réputée dans toute la Chine pour ses canaux, ses jardins romantiques, et surtout pour avoir les plus belles femmes chinoises. Tout un programme !

Les jardins à la chinoise ont quelque chose de magique. Où qu’on soit en Chine, ils sont toujours conçus avec un sens de l’équilibre et de l’harmonie. C’est toujours un délice de s’y promener. Surtout aux heures de fermeture quand le jardin est quasiment désert. On peut profiter du calme, de l’harmonie et du silence.

posted by vero at 8:03  

Chine, jeudi 10 juillet 2008

Hangzhou, paradis sur terre

Un proverbe chinois dit : « Au ciel il y a le paradis, sur terre il y a Suzhou et Hangzhou ».
Voilà ce qui nous amène ici à Hangzhou.
La beauté du lac de l’Ouest, les plantations de thé, les lotus et la douceur de vivre…

Ici on va prendre notre temps : on se lève tôt, on sort, on revient faire une sieste et on ressort le soir. Voilà notre programme pour éviter la chaleur : 35° et une atmosphère très humide. Dans notre guide touristique, on parle de climat subtropical, avec des étés chauds et collants. Les locaux disent même que Hangzhou est devenu un des « fours de la Chine ».

Le thé et la Chine, c’est un peu comme le vin et la France… On a découvert cette tradition du thé avec plaisir et curiosité. Morceau choisi :

« Il y a 7 éléments essentiels dans une vie de famille : le bois de chauffage, le riz, l’huile, le sel, la sauce de soja, le vinaigre et le thé »

« Pour un thé parfait, il faut 70% de thé et 30% d’affection »

« Le thé était le dieu de l’eau, et l’eau l’élément fondateur du thé. »

Sur ce, bonne cérémonie du thé ! M. An nous attend pour nous faire découvrir sa ville…

posted by vero at 7:48  

Chine, mardi 8 juillet 2008

Xian, sur la route de la soie !

Capitale de la Chine unifiée il y a 2000 ans. Ville prospère, ville de marchants, poètes, courtisants, moines et soldats.
Ville-étape de la route de la soie (certains diront même que c’est le début de la route de la soie !).
Ville où plusieurs grandes religions co-existent.
A cette époque, la ville ne s’appelait pas Xian, mais Chang’an. Une ville de couleurs, de musique, et de poussière des déserts d’Eurasie (route de la soie oblige).

Ce qu’on y a trouvé nous, c’est une ville vivante ! Un quartier musulman effervescent, des fruits séchés de toutes sortes, des restos et des boissons délicieuses.

Ne cherchez pas dans nos photos des images de la fameuse armée des guerriers en terre cuite. Nous n’y sommes pas allé. Le seul fait d’imaginer que l’Empereur Qin (le premier empereur de la Chine unifiée) se soit enterré avec son armée pour le protéger de ses ennemis et continuer son règne dans l’au-delà nous a fait rêver. Imaginez 8000 soldats, 130 charriots, 520 chevaux dont 150 de cavalerie et pas une statue n’est identique.
Nous avons eu quelques échos de voyageurs déçus devant ce spectacle (trop touristique et environnement pas assez solennel). Nous avons donc préféré garder nos rêves de grandeur et d’immensité.

Par contre, nous avons grimpé une magnifique montagne (Huashan). Bon… on se souvient surtout de cette journée pour l’horreur de notre expérience de tourisme à la chinoise, mais la montagne reste magnifique. C’est l’une des cinq montagnes sacrées du Taoïsme. La légende taoïste dit que des ermites de 500 ans n’ont fait qu’un avec l’univers après un régime à base d’épines de pins et d’herbes sauvages (oui, ils sont plein d’imagination ici) !

posted by vero at 12:01  

Chine, lundi 7 juillet 2008

Périple Beijing-Datong-Pinyao-Xian !

Mais qu’est ce que c’est que toutes ces villes ? Ce sont les villes qu’on a traversées sans faire de halte pour la nuit…
Comprendre :
– train de nuit Beijing-Datong : visite de Datong
– train de nuit Datong-Pingyao : visite de Pingyao
– train de nuit Pingyao-Xian : gros dodo à Xian et après… visite de Xian !

Un bon petit marathon par 30° !!! Mais c’était vraiment génial !

Datong est une ville industrielle sans aucun intérêt… Elle a tout pour plaire à des écolos… Usines, pollution, extraction de charbon, fumée jaunâtre, poussière… MAIS, il y a l’un des plus beaux et anciens sites bouddhistes de la Chine, les caves de Yungang, et un très très beau temple sculpté dans la montagne… Ca vaut vraiment le détour ! Le plus marrant, c’est qu’on a fait ce bout de voyage avec deux polonaises… de Wroclaw !

Pingyao, vielle ville entièrement conservée… Magnifique ! Elle est constituée de hutongs, de résidences bourgeoises traditionnelles, de temples… On a rencontré une petite guide toute mimie, toute gentille qui nous a fait découvrir ce que les autres ne voient pas. Elle était tellement mimie qu’elle ne voulait plus nous laisser. On déjeunera avec elle, pour le plaisir. Mais comme le hasard fait bien les choses, on l’a recroisée dans l’après-midi !

Dernier train de nuit pour Xian… et hop, gros dodo !

posted by vero at 11:59  

Chine, samedi 5 juillet 2008

Leçons chinoises

Leçon n°1 : Résister à la foule tu apprendras.
Ne pas se laisser impressionner par la foule quand on sort de la gare à Beijing c’est pas simple quand on a l’habitude des grands espaces de Mongolie ou de Sibérie… C’est sûr, la transition avec Beijing est un peu rude !
En tant que bon petit européen, on reste toujours un peu abasourdi de voir que tout fonctionne malgré cette foule… D’ailleurs, aussi surprenant que ça paresse, on ressent moins la foule ici qu’à Paris ! Les avenues sont immenses, les trottoirs, les trains, les salles d’attente aussi. Du coup, on n’est pas écrasé… mais qu’est ce qu’on se sent petit !

Leçon n°2 : Marchander, tu masteriseras.
Souviens-toi de tes cours de market-vente… et utilise les à chaque occasion !

Leçon n°3 : Résister au bruit, tu essaieras.
Les chinois parlent très fort… et essaient toujours de te vendre un truc : taxi ? hostel ? water ? vêtement ? sacs ? Et bien sur… c’est toujours suivi de « Pour vous, je fais un bon prix ! ». Mais ca, ca va avec la leçon précédante…

Leçon n°4 : Ton sourire, en toute circonstance, tu arboreras !
On ne perd jamais la face !

Leçon n°5 : La chaleur et l’humidité, tu supporteras.
Même pendant 24h, dans un train sans climatisation…

Leçon n°6 : Le tourisme chinois tu éviteras !
Le guide qui hurle dans son mégaphone en secouant son petit drapeau au dessus de sa tête… c’est vraiment insupportable !

Leçon n°7 : Comment les enfants font pipi dans la rue, tu comprendras !
Mais… mais ca va pas du tout ! Ce petit garçon, il fait pipi dans la rue tout habillé ! Mais… mais en fait il a un pantalon fendu… donc pas une goutte sur ses habits ! Et c’est écologique en plus : pas besoin de couches ! Il sont vraiment malins ces chinois !

posted by vero at 11:54  

Chine, jeudi 3 juillet 2008

Beijing : « One dream, One world »

« One dream, One world » (Un rève, Un monde) est la devise des Jeux Olympiques, Beijing 2008. Et ça représente tellement bien l’effervescence de la ville ! Depuis plusieurs années, la ville est façonnée, redessinée pour accueillir les JO.

Ok, c’est normal vous me direz… mais dans ces proportions… c’est inimaginable ! Ca dépasse de loin la normale !

– Les transports en commun ont été révolutionné : 4 ou 5 nouvelles lignes de métro ont été ouvertes ces dernières années et 5 ou 6 sont attendues pour les JO (seront-elles ouvertes à temps ?). Les anciens bus ont tous été remplacés par des nouveaux, plus modernes, avec air-conditionné.

– Pour réduire la pollution qui couvre la ville, les scooters sont interdits (ou embarqués par la Police !); maintenant seuls les scooters électriques sont autorisés (ce qui n’est pas un mal : c’est silencieux et effectivement moins polluant en ville !).

– Un système d’alternance a été mis en place pour les voitures : une moitié des voitures circule un jour, l’autre moitié le jour suivant et ainsi de suite. Efficace pour réduire la pollution… Dur, dur pour les automobilistes. On a entendu dire que certains achetaient une seconde voiture juste pour avoir le droit de circuler tous les jours. On peut imaginer le malaise si le business repose sur le transport…

– Les usines sont arrêtées pour l’été. Du coup, il devient aussi impossible de s’approvisionner… L’activité est très perturbée.

– Des volontaires se sont engagés pour accueillir les athlètes et les touristes… Certains vont même se marier « en speed » le matin (ce sera le 08/08/2008 et le chiffre 8 est synonyme de prospérité en Chine). Pas de fête, pas de vacances. L’après-midi, ils vont accueillir les athlètes !

On ne sait pas trop comment sont accueillis ces changements : c’est très contraignant mais c’est toujours réversible. Par contre, les changements « architecturaux » de Beijing, avec ses vieux quartiers de hutongs (=maisons traditionnelles) sont irréversibles… Et ça, c’est plus dur à concevoir.
Le visage de la ville change, jour après jour. Des quartiers entiers sont rasés pour être entièrement reconstruits. Les hôtels pour touristes, les centres commerciaux pour touristes remplacent les hutongs ou d’autres quartiers. Les familles sont déplacées du centre vers la 5ème couronne (où ils sont logés dans des appartements neufs avec accès à l’eau courante et toute la modernité nécessaire !). Ils gagnent en salubrité et modernité… mais je suis pratiquement sûre qu’ils perdent une partie de leur culture. Dans les quartiers traditionnels, tout le monde vit dehors, tout le monde a son petit commerce, tout le monde se connaît…
Comment ça marche dans un appartement ?
C’est triste… et en même temps, un proverbe chinois dit : « si l’ancien ne s’en va pas, le nouveau ne viendra pas ». Effectivement, dans l’Histoire chinoise, à chaque nouvel empereur, tout était chamboulé. Parfois même, toute une partie de la ville était rasée puis reconstruite à l’image du nouveau souverain.

C’est à contre sens de ce qu’on connait en Europe. C’est déroutant ! En Europe, on essaie de conserver ce patrimoine comme témoignage d’une époque… On est beaucoup plus dans la philosophie « s’appuyer sur le passé pour construire l’avenir »…

Bref, la Chine est déroutante ! Et Beijing est une ville tout aussi fascinante qu’effrayante…

posted by vero at 11:45  

Mongolie-Chine, vendredi 27 juin 2008

L’Histoire mongole, par Véro

Après tant de doutes autour du visa chinois et d’attente… on est bien dans ce train entre la Mongolie et la Chine. On joue aux cartes, on lit notre guide de Chine, on essaie de savoir où on veut aller…
Choisir c’est pas toujours simple !
Certains diront même que choisir, c’est renoncer !

Bref, on passe le temps. On refait l’Histoire aussi…
Personnellement, j’ai refait l’histoire mongole… ce qui nous a valu un sacré fou-rire !

Explications :
Notre colocataire dans le train, un jeune mongole adorable nous raconte (en anglais) la grande période de Gengis Khan et de ses successeurs qui partirent à la conquête d’une grande partie de l’Asie (Chine, Asie centrale) mais aussi la Russie, la Perse, le Moyen-Orient et une partie de l’Europe de l’Est. Tout ca se passe au 13ème siècle…
Immense empire, puissance et tout le tralala. Mais ça ne suffisait pas. Il fallait conquérir le Japon coute que coute. Et… ils sont malins… Ils sont très malins les mongoles. Ils sont même fourbes !

Le petit-fils de Gengis Khan va envoyer des milliers de bateaux pour attaquer le Japon. 2000 bateaux, vous imaginez ? Avec quelques milliers de soldats à bord. La suite de l’Histoire est bien triste. Un thyphon se leva et protega le Japon de l’envahisseur. Tous les bateaux mongols ont été mis en déroute. Pas un seul soldat ne survécut… C’est un des passages les plus dramatiques de l’Histoire mongole.

Vu comme ca, c’est pas très drole… Vous vous demandez même comment on a pu rire aux larmes avec cette histoire ? Je vais vous raconter ma version de la conquête mongole du Japon. Rappelez-vous, l’histoire est racontée en anglais… Tout est question de langue… et d’imagination !

Le petit fils de Gengis Khan est fasciné par le Japon. Il veut conquérir ce pays coute que coute. Il maîtrise l’Art de la Guerre et… il est malin. Il est très malin.
Il va donc envoyer par la mer des milliers de moutons au Japon. Mais ces moutons ne sont pas des simples moutons, ce sont en fait des déguisements pour les milliers de soldats mongoles prêts à attaquer ! Il est malin, Gengis Khan, il réutilise la bonne vieille stratégie du cheval de Troie ! Imaginez-vous des milliers de moutons et des milliers de soldats déguisés en moutons à travers la mer du Japon ! Malin, Fourbe, Ingénieux… Malheureusement, le Japon a découvert la supercherie et n’a pas accepté ce cadeau empoisonné ! Un typhon s’est même levé et tous les moutons sont morts… tous les soldats aussi. Triste épisode dans l’Histoire mongole…

Pour ceux qui n’ont pas compris « my-english-jonglage-raté-de-mot »… quand notre ami parlait de « ship » (= bateau), je comprenais « sheep » (= mouton).
Hé oui, tout est question de mot ! Voila pourquoi ces moutons ont failli débarquer au Japon !

Vous imaginez ma tête pendant qu’il racontait son histoire et que je comprenais la mienne… alors imaginez le fou-rire qu’on a eu quand on a compris le malentendu ! Tous les passagers ont pleuré de rire en visualisant les moutons à la nage, ou en imaginant cette stratégie plus qu’originale !
Voila voila…

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard qu’on ait parlé de Gengis Khan et de cette période. C’est le symbole de la Mongolie. Pendant la domination russe, ce sujet était sévèrement réprimé : crainte d’un regain de ferveur nationaliste sûrement.
Depuis les années 90, Gengis Khan est redevenu le centre, le symbole de l’identité mongole. Gengis Khan est « le père des mongols »… C’est aussi pour ça que tout s’appelle Gengis Khan en Mongolie : l’aéroport d’Ulaan Baatar, les rues, les parcs, les hotels, les bières, les vodkas. On peut aussi voir son portrait sur tous les billets de banque… Bref, c’est un mythe.

Alors imaginez ce mythe avec ses soldats, ses moutons, dans la mer…

P.S. : Prononcer Tchin-guiss Rane

posted by vero at 11:49  

Mongolie, mardi 24 juin 2008

Bus coréen sur routes Mongoles

A l’aller, entre Oulan Bator et Arhangai, on est venu en voiture. Les 500km de « route » (= piste de terre et de cailloux) nous ont paru hyper pourris. La plupart du temps, notre chauffeur prenait l’une des innombrables « routes parallèles » (= chemins de boue, de flaques d’eau, avec trous et bosses). Bref, on ne peut pas dire qu’il y ait de vraie route.

Après 8 heures de secousses, de tempêtes de sable et de pluie, nous sommes enfin arrivés à Arhangai. Mais une question nous obsède : comment les bus (parce que oui, il parait qu’il y a des bus quotidiens) peuvent passer ?

Au retour, dans le fameux bus, nous avons eu la réponse : les bus ne passent pas dans ces chemins !
Après les grandes pluies dans la région d’Oulan Bator, les « routes » et « routes parallèles » sont devenues une immense piste de boue. A chaque fois qu’on roulait dans les flaques, l’eau et la boue s’envolaient à deux mètres de haut et venaient se coller sur les vitres. Ambiance Gamel Trophy ou Paris-Dakkar. Entre deux flaques, évidemment, il y a des bosses… donc on sautait de nos sièges ! Mais bon… on maîtrise les secousses après 50km à cheval ! C’était même plutôt original de faire du cheval dans un bus 😉
Bon, jusqu’ici tout va bien. C’est après que ça se corse.

Du haut d’une colline, on a aperçu sur la route principale pleins de camionnettes embourbées. Notre chauffeur est donc sortie de cette route pour un chemin parallèle. Mieux ! Mais pas beaucoup mieux en fait.
Après plusieurs chassés et dérapages, il fallait bien que ça arrive… On s’est, nous aussi, embourbé dans une flaque de boue. Tous les hommes sont sortis pour pousser le bus. Après 3 minutes intensives sans que rien ne bouge, les femmes sont également sorties pour alléger le bus. Et c’est reparti pour une séance de pousse-pousse ! Ouf… on s’en est sorti ! Merci les mecs. Vous êtes pleins de boue, mais c’est pour la bonne cause ! T’es content Lou, hein ?
Un peu plus loin… rebelotte. On s’est encore embourbés, on est redescendu, on a repoussé, et on s’en est ressorti !

On peut remercier le chauffeur qui est plutôt balaise malgré tout ! Et surtout il faut remercier cette carlingue coréenne hyper résistante (merci Hyundai… chut chut, pas de marque !). Bon, on a perdu un essuie-glace en route, mais ça nous a bien servi : pour mesurer la profondeur des flaques, le co-pilote (p’tit jeune fashion de 20 ans) courait au devant du bus et indiquait le chemin le moins dangereux. Ca nous a bien fait marrer. Il prenait son job très à coeur et comme tous les gens de la campagne, il faisait ça avec un immense sourire.

Même si on a galéré pendant 11 heures… on a bien aimé ce trajet. On était entourés de gens adorables : une petite puce, ses deux grandes soeur, le vieux en habit traditionnel qui nous claquait des immenses sourires… Tranche de vie mongole.

posted by vero at 12:02  

Mongolie, samedi 21 juin 2008

Miga, l’enfant terrible d’Arhangai, Mongolie

Miga est né les jambes arquées, les fesses en acier… fait pour monter à cheval.
Miga parle tout le temps et dénomme tous les objets qui lui passent sous les yeux.
Miga lance des pavés dans la rivière et quand ils sont trop lourds, Miga demande à ce qu’on les lance pour lui.

Miga ne mange que du lait.
Miga boit du lait chaud.
Miga boit du lait froid.
Miga boit du thé au lait.
Miga mange du beurre entier… baignant dans la crème entière.
Miga mange de yahourt.
Miga mange des gateaux au lait fermenté.
… lait de vache, lait de chèvre, lait de yack, lait de cheval… et lait de sa maman.
Miga est donc tout rond.
Miga a même une deuxième paire de fesses qui lui ont poussé au milieu des cuisses.
Miga a besoin de tout ça, car Miga travaille a chaque instant ses défenses immunitaires.
Miga mange tout avec les mains et se les lavent rarement.
Miga mange les roues de son petit camion.
Miga lèche un charriot tout rouillé.
Miga marche dans la pisse de vache.
Miga marche sur sa tartine, puis la mange.
Miga mange de l’herbe.
Miga trait les vaches pour imiter sa maman… « tsss tsss tsss ! »
Miga court après les vaches et fait de la lutte avec les chèvres.

Miga aime tellement la petite chèvre marron qu’il lui fait des bisous sur la bouche!
Miga a un système immunitaire tellement puissant que les microbes n’essaient même plus de l’attaquer.
Miga est solide.
Miga est un cascadeur.
Miga escalade les clôtures en bois.
Miga tombe sur des troncs d’arbres coupés, sur le dos, prêt à se briser la nuque.
Miga pleure quelques secondes.
Miga retrouve le sourire avec le sein de sa maman.
Miga a une soeur en or qui s’occupe bien de lui…

Ah oui ! Miga est toujours cul nu avec un grand sourire.

Pour le reste de notre passage dans la province d’Arhangai…
Accueil magique dans les familles, accueil au lait, langage des signes, nourriture à base de lait, traite des chèvres, des vaches, 50km de cheval à travers les montagnes, beauté des steppes, beauté des gens, calme, sourire.
Ici, il n’y a pas d’argent, mais la pauvreté n’existe pas pour autant. Au contraire, les gens sont riches d’un je ne sais quoi.
Le plus simple pour faire parvenir une lettre aux familles de nomades, c’est de les envoyer à l’école fixe d’un des enfants !
La Mongolie est magnifique, la nature est sauvage, les gens sont tellement attachants.
On perd nos repères, on vit au rythme de la nature et du soleil. Le bonheur est aussi simple que ça. On le ressent tellement ici.

posted by louis at 11:59  

Russie, samedi 14 juin 2008

Oulan Oude, le soleil rouge

Capitale de la république de la Bouriatie, la ville est la première ville asiatique de Russie. On peut facilement le voir sur les visages. Ils n’ont plus rien de russe. Les bouriates, même s’ils parlent russe, ont réussi à garder (malgré les répressions staliniennes) leur culture, leur langue et leurs croyances. Centre ville charmant, mais rives de la Selenga très polluées. Ca fait vraiment mal au coeur.
Après cette Russie vraiement polluée, on croise les doigts pour la Mongolie. On a besoin de nature vierge !

posted by vero at 11:57  

Russie, mardi 10 juin 2008

Le Baïkal, la perle de Sibérie

Une eau si pure qu’on peut la boire, une étendue si vaste qu’on peine à croire qu’on est sur un lac et non sur la mer.
Le lac Baïkal fait 650km de long sur 60km de large. Né de l’activité de la « tecktonik » des plaques, il fait jusqu’à 1700 mètres de profondeur et représente 1/5ème des réserves en eau douce de la planète.
Autant l’écologie n’a jamais été une priorité des gouvernements russes, autant le Baïkal est absoluement préservé. C’est même au sujet du Baïkal que le premier mouvement écologiste est né en Russie. Dans les années 60, la première (et la seule) usine provoqua la création d’un mouvement de défense du lac malgré les répressions gouvernementales. Le Baïkal est toujours en danger par de nouveaux projets, mais pour le moment il est intact.

Après ce cours théorique… passons à la pratique.

Avec notre hôte Katia et son mari (ou bientôt mari) Shadi, on a découvert la magie du Baïkal. A Litsvianka, à 70km d’Irkoutsk, on a découvert les légendes bouriates du lac, la beauté et la pureté des paysages, on a même goûté les délicieux Omoul, poissons du lac (le paradis pour moi). Merci Katia !

Quelques jours après, on a retrouvé nos amis chiliens et on a partagé des moments extras sur l’île d’Olkhon. Elle est considérée par les bouriates comme l’un des pôles mondiaux de l’énergie chamane. Nous avons reçu cette énergie et avons créé des liens très forts avec Tavo et Conchi : guitare, vodka, beauté des couchés de soleil, magie des couleurs.

posted by vero at 11:50  
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